Les 11 défis des managers de demain

Qu’est-ce qu’être un leader aujourd’hui ? Quelles sont les capacités nécessaires pour être un manager efficace ? Je vous propose d’aborder les défis qui se présenteront aux futurs leaders et de faire un bilan sur le degré d’efficacité de notre management.

1. Déléguer son intelligence

Manager ne veut pas dire tout maîtriser. Le manager de demain devra savoir s’appuyer sur l’intelligence de ses équipes. Il aura bien entendu une intelligence multiple (voir l’article d’Élodie), mais il saura profiter de l’intelligence de tous ses collaborateurs pour surpasser sa propre vision. Le modèle patriarcale, où une seule personne était garante du savoir et de la stratégie n’existe plus. Mais il gardera certaine partie rassurante du « père ».

2. Se tromper

Le dirigeant de demain devra apprendre à se tromper. Il ne sera plus un sur-homme (ou une sur-femme). Il devra essayer, face à la concurrence, d’être différent et pour se faire, il prendra des risques. Mais cela sera bénéfique, il en tirera une expérience qu’il saura partager avec ses collaborateurs.

3. Savoir dialoguer

Le manager sera un être communiquant. Il aura la capacité à mener un vrai dialogue, dans lequel il saura écouter et exprimer ses idées et ses convictions. Il maîtrisera en plus les outils de communication contemporains (réseaux sociaux, terminaux mobiles, et tout ce qui aura été inventé d’ici là !)

4. Créer la confiance

Les collaborateurs du dirigeant de demain évolueront dans un espace de confiance. Le manager saura instaurer un esprit de confiance dans ses équipes : il laissera les plus téméraires essayer et se tromper, il guidera les moins actifs et ne sera jamais dans la critique de la personne, mais de son travail.

5. Ne plus contrôler

Voilà un point sensible. Si la confiance existe, y a-t-il encore besoin de contrôle ? Fini les fiches d’heures, les outils de saisies des congés, les excuses bidons parce que le réveil de votre collaborateur n’a pas sonné ou encore les remarques désobligeantes quand quelqu’un part avant 20h00. Ne plus contrôler est la suite logique de la confiance et doit aller à l’encontre du « La confiance n’exclut pas le contrôle. ». Et bien, si. Il faut qu’elle exclut le contrôle. Mais attention, cela ne veut pas dire laisser faire n’importe quoi. Cela implique que le dirigeant a su insuffler la stratégie, les objectifs et les moyens pour que son projet/entreprise soit mené(e) à bien.

6. Être remplaçable

Et une fois que ce climat est installé, que les contrôles ont disparu… Il devra savoir être remplaçable à ce poste. Ne pas être esclave de son entreprise. Savoir que même pendant une semaine de congés, ses équipes sauront prendre les bonnes décisions, sauront anticiper les problématiques et les résoudre.

7. Être informé (et bien informé)

Encore plus qu’aujourd’hui, le dirigeant de demain devra être informé ! Sur tout. Pas seulement dans son domaine, mais dans tous les domaines. Sa créativité devra être titillée par ces flux d’information, pour copier, imiter, améliorer des idées qui viennent d’autres domaines.

8. Agir et ne pas réagir

Même si aujourd’hui les managers ont appris à ne pas réagir ou sur-réagir (sur des situations de conflits, des délais intenables, etc.), il faut que le climat de confiance soit un espace pour leurs actions. Qu’ils soient pionniers, visionnaires, utopistes, qu’importe. Ils peuvent se tromper, alors ils devront essayer, agir, oser !

9. Être créatif

Et ils devront faire preuve de créativité. Imaginer le monde de demain, les solutions de demain. Laisser parler leurs imaginations, celles de leurs équipes : mettre en place des méthodologies participatives positives, repenser le brainstorming, trop souvent oublié et remplacé par des « daily-meeting » vides de sens.

10. Mettre en avant les talents

Le dirigeant de demain aura également un rôle de chercheur de talents. Pas de compétences, mais bien de talents. Dans ses équipes, qu’il n’aura peut-être pas choisi, il devra être capable de discerner les talents de chacun, de manière à les exploiter voir à les faire éclore. Il sera un incubateur de talents, afin d’obtenir les équipes les plus performantes possibles.

11. Être bienveillant

Enfin, le manager idéal sera un être profondément bienveillant. Dans son sens le plus littéral possible :

« Disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui  » – Larousse. 

C’est à dire se mettre dans une disposition d’esprit ouverte, en cherchant non pas la faille, mais plutôt les qualités des personnes qui sont en face de nous, que nous côtoyons au quotidien. Réintégrer de l’humanité dans les relations, recréer des réseaux vraiment sociaux, en toute simplicité. Pour que le travail deviennent une aventure passionnante pour toutes les personnes concernées.

 

Et vous ? Où en êtes-vous dans votre management ? Appliquez vous certaines de ces idées ? Partagez vos bonnes pratiques, vos résolutions ou votre vision du management avec moi !