6 astuces pour valider le lancement d’un projet

Lancer un projet est la chose la plus simple à faire : prenez par exemple vos enfants ou votre compagnon ou vous même : « Tiens, si on allait à xxx », « Est-ce qu’on peut manger des croques-monsieur ce soir? », etc. Ce sont tous des projets.

En entreprise, c’est la même chose. Il y a plein de d’idée, de projets. Mais, une fois passée l’excitation de la nouveauté, il faut valider le lancement du projet. Et c’est durant cette phase que le risque que le projet échoue – ou n’aille pas à son terme – est le plus fort. Voici quelques pistes pour éviter de se retrouver au milieu du projet en ce demandant si cela vaut la peine de continuer.

1. Valider le besoin

Y a-t-il un besoin ? C’est peut être la première question à se poser. Qu’il y ait une envie, cela peut s’expliquer, se comprendre. Mais ce projet va-t-il répondre à un besoin (client, interne) : besoin réglementaire, besoin commercial, besoin financier, etc. Pour valider le besoin, n’hésitez pas à interroger des personnes impactées par le projet : trouver 5 personnes impactées (pas des décideurs) qui sont pour le projet, et vous validerez presque à coup sur qu’il y a un besoin.

2. Prototyper la cible

Si votre projet est cohérent avec les besoins, encore faut il que la solution soit correcte. Pour cela, avant même de lancer le projet, il faut réaliser un prototype. Souvent nous entendons parler de POC (ou Prove of Concept ou Preuve de Concept). En soit, le terme utilisé n’est pas correct. Un concept n’est pas un projet, puisque le concept doit être couplé avec des connaissances pour se transformer en produit/projet. Dans tous les cas, faire un prototype est important. Cela peut être un test utilisateur sur des écran statiques, dans le cas d’un logiciel; un modèle en carton/papier dans le cas d’un produit high-tech; ou juste un jeu de rôle dans le cas d’un service. Ce test doit mettre votre projet en condition d’utilisation et valider que votre solution semble la bonne ou en tout cas, que ce test n’a rien invalidé de décisif.

3. Réaliser un cadrage

Les méthodologies « modernes » (Agile, par exemple) peuvent faire oublier la formalisation. Mais l’unique document absolument nécessaire pour moi est la note de cadrage. Ce document doit recenser la genèse du projet, les tenants et aboutissants, l’existant et dessiner un semblant de cible. Il va également « cadrer » le projet en terme de budget, de délai, d’instance de suivi et de pilotage et définir les principaux acteurs.

4. Espionner les concurrents

Vous êtes l’unique acteur dans votre domaine ? Vous avez beaucoup de chance ! Mais très souvent, vous avez des concurrents. Posez-vous la question de savoir si vos concurrents n’ont pas déjà mis en place un projet comme le votre. Par exemple, vous sortez une nouvelle application mobile pour la mutuelle des particuliers : que font vos concurrents, connaissez-vous toutes les solutions existantes ? Ou encore, vous migrez vos applications sur un PGI (progiciel de gestion intégré) : renseignez vous sur les clients des PGI que vous ciblez, et essayez de savoir comment s’est passée leur migration.

5. Identifier les acteurs

La note de cadrage doit identifier les acteurs du projet. Mais il ne faut pas s’arrêter aux acteurs principaux (souvent les décideurs/payeurs). Avant de lancer le projet, il faut avoir une idée assez précise des piliers sur lesquels vous allez pouvoir vous reposer : les sachants, les motivés, les créatifs seront des alliés précieux tout au long du projet, si vous les intégrez en amont du lancement. Les blasés, les « c’était mieux avant », les réticents peuvent également être de très bons atouts, si vous arrivez à comprendre leurs réticences. Il faut donc bien analyser les forces et freins humains en présence.

6. Recenser les connaissances

Identifier les sachants est un bon début. Il y a toujours dans l’entreprise des collaborateurs qui ont déjà vécu – dans l’entreprise présente ou dans une autre entreprise – des projets qui vont s’approcher du votre. Il faut donc pouvoir être à l’écoute des conseils/critiques de ses personnes là. Elles ont toujours une expérience à prendre en compte. De plus, le fait de les impliquer simplifiera ensuite la gestion du changement. Mais il faut également, avant de lancer un projet, connaitre les référents sur les connaissances nécessaire à votre projet. Anticiper les besoins en savoir qu’il faudra pour votre projet est important pour ne pas se poser la question une fois le projet lancé.

 

Tous ces points ont un objectif commun : avoir fait une analyse exhaustive de l’environnement, des connaissances et des hommes/femmes qui forment le microcosme de votre futur projet. Cet exercice va permettre de se former une idée mature et réaliste du projet, avant de se lancer à corps perdu dedans.

Et vous, racontez nous vos expériences – réussite et échec – de lancement de projet !